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Qu'est-ce que l'Observatoire juridique de la vie politique ? | |
Les nouvelles de l'OJIV...--> 63 migrants morts en Méditerranée : l'armée française mise en cause pour non-assistance à personne en danger.Quatre migrants qui survécurent à une tentative de fuite de la Libye en guerre par la voie maritime vers l'Europe, soutenus par une coalition d'organisations non gouvernementales, portent plainte contre X pour non assistance en danger, visant directement l'armée française. Une illustration parmi tant d'autres des drames humains causés par la "gestion des flux migratoires" de l'Union européenne. --> L'Euro, analyse juridique de la "crise de la dette", par Carlo SantulliProfesseur à l'Université Panthéon-Assas, lire l'article à paraître à la Revue générale de droit international public 2011-4, p.833, éd Pedone. | |
- "Opposition parlementaire et "contre-démocratie"
La loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République a permis la reconnaissance de droits spécifiques aux parlementaires de l'opposition mais elle ne garantit pas l'instauration d'une"démocratie apaisée".
Lire l'article de Béligh Nabli - Maître de conférences en droit public à l'université Paris-Est Créteil, membre du Comité de l'OJIV - paru sur Le Monde.fr du 28/09/2010
- "Des textes liberticides et inutiles"
Amendée par le Sénat, la fameuse Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi) sera de retour devant les députés le 29 septembre. Le secrétaire général du Syndicat de la magistrature, dénonce les dérives qui ont conduit à l’élaboration d’un texte qu’il juge dangereux. interview de Matthieu Bonduelle, Secrétaire général du Syndicat de la Magistrature.
Lire l'interview de Matthieu Bonduelle, Secrétaire général du Syndicat de la Magistrature, sur le site de La Mèche, hebdomadaire satirique paraissant le vendredi en kiosque.
- L'interdiction de la burqa dans l'espace public
La burqa, la femme et l’Etat, réflexions inquiètes sur un débat actuel
Rédactrice en chef de Raison publique, en charge de la rubrique "droit et justice", Stéphanie Hennette-Vauchez est professeur de droit public à l’Université de Paris-Est Créteil. L'auteur démontre que dans sa dimension juridique, la question de la burqua est relativement simple. Aussi l'interdiction du port de la burqa dans l’espace public heurte-t-elle une longue tradition juridique française qui, du paradigme des libertés publiques à celui de l’Etat de droit, a voulu encadrer l’action politique fondée notamment sur une acception libérale du principe de liberté.
- Les éloignements de Roms par l'Etat français
- Roms: pourquoi l'Europe s'inquiète ? Le point de vue de Marc Clément, Magistrat administratif, article publié sur Le Monde.fr, le 8 sept. 2010.
"La décision d'engager une politique de reconduite systématique des Roms en France ne pose pas seulement des questions de morale. Elle pose aussi des problèmes quant à sa compatibilité avec le droit européen alors même que l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne a été saluée comme un progrès pour la citoyenneté européenne et plus largement pour les droits fondamentaux... Lire l'intégralité de l'article sur notre site
- Voir la Résolution du Parlement européenn adoptée le 9 septembre dans laquelle il:
"se déclare vivement préoccupé par les mesures prises par les autorités françaises ainsi que par les autorités d'autres États membres à l'encontre des Roms et des gens du voyage prévoyant leur expulsion; les prie instamment de suspendre immédiatement toutes les expulsions de Roms et demande à la Commission, au Conseil et aux États membres de formuler la même demande;"
- Les Roms sont aussi des citoyens européens, par Myriam Myriam Benlolo Carabot, professeur de droit public à l'Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, point de vue du 9 septembre 2010, sur Lemonde.fr
- Certaines entreprises européennes profitent de leur présence sur le sol américain pour priver leurs employés du droit de s'organiser et de négocier.
Dans un rapport du 2 septembre 2010, l'association Human Rights Watch dénonce la violation par certaines entreprises européennes des normes internationales protectrices des travailleurs. Contrairement à leur discours officiel, ces entreprises européennes profitent de leur présence sur le sol américain pour priver leurs employés aux États-Unis du droit de s'organiser et de négocier. Le rapport de 128 pages, intitulé « A Strange Case: Violations of Workers' Freedom of Association in the United States by European Multinational Corporations » (« Une affaire étrange : Violations de la liberté d'association des travailleurs aux États-Unis par certaines multinationales européennes »), détaille les pratiques agressives employées notamment par les sociétés françaises Sodexo et Saint-Gobain mais aussi par la filiale T-Mobile USA de la société allemande Deutsche Telekom, la filiale DHL du groupe allemand Deutsche Post, l'entreprise de distribution alimentaire britannique Tesco, le géant mondial de la sécurité G4S, l'entreprise norvégienne Kongsberg Automotive, ainsi que la firme hollandaise Gamma Holding. Lire la Suite...
- La pénalisation du mouvement social se poursuit...
Dans le sillage de la loi sur les bandes, de la remise au goût du jour du délit de solidarité, les délits d'outrage et de diffamation publique sont utilisés à l'encontre de certains opposants politiques....Lire la suite
Récemment, le Chanteur de Rap Hamé est finalement relaxé dans une affaire l'opposant au Ministère de l'intérieur depuis 8 ans. A l'occation du second pourvoi en cassation formé par le procureur général, la Cour de cassation a approuvé la Cour d'appel d'avoir considéré que "les écrits incriminés n'imputaient aucun fait précis, de nature à être, sans difficulté, l'objet d'une preuve ou d'un débat contradictoire" et que dans ces conditions lesdits écrits "s'ils revêtaient un caractère injurieux, ne constituaient pas le délit de diffamation envers une administration publique". Voir le communiqué du groupe "La Rumeur" et l'arrêt de la Cour de cassation du 25 juin 2010.
- Le point sur les "accords de réadmission"
On appelle "accord de réadmission" un traité par lequel un Etat s'engage à réadmettre sur son territoire des individus interpellés en situation irrégulière sur le territoire d'un autre Etat. Un Etat peut s'engager à réadmettre uniquement ses ressortissants mais également des étrangers qui ont ,lors de leur migration, transité par chez lui avant d'être appréhendés dans un autre Etat. Ce type d'accord qui prend en pratique des dénominations diverses devient une des pièces maîtresse du mécanisme de "gestion des flux migratoires" des pays riches.
En particulier, depuis juin 2002, l'UE exige qu'une clause de réadmission - clause par laquelle l'Etat s'engage à réadmettre a minima ses nationaux - soit insérée dans tout accord de coopération conclu avec un Etat tiers, subordonnant l'aide au développement économique à l'aide à l'éloignement des indésirables.
A l'instar de la "politique migratoire" de l'UE dans son ensemble et de celle menée individuellement par ses Etats membres, ces accords secrètent machinalement désarroi et détresse humaine. En particulier, ils encouragent l'éloignement de migrants vers des Etats où rien ne garantit que les hommes, les femmes et les enfants en cause soient à l'abris de traitement inhumains ou dégrandants.
Voir le compte rendu de la réunion de Migreurop consacrée aux accords de réadmission
- Brice Hortefeux, Ministre de l'intérieur, condamné pour injure raciale par la 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, le 4 juin 2010.
L’action a été lancée par le MRAP, rejoint par Soutien Ô Sans-papiers (SOS), AVER “Centre de Recherche et d’Action sur toutes les Formes de Racisme”, et Les Indigènes de la République, parties civiles intervenantes.
Extrait de la décision :
Sur l'action civile : (...)
Compte tenu de la nature du propos en cause qui instille l’idée auprès de militants politiques que le seul fait d’être “arabe” constitue un problème tout au moins quand “il y en a beaucoup”, contrevient directement à l’objet social d’une association telle que le MRAP, et eu égard à l’autorité susceptible de s’y attacher, au vu de la qualité de responsable politique de premier plan de son auteur, par ailleurs en charge d’éminentes fonctions ministérielles, Brice Hortefeux sera condamné à payer à la partie civile une somme de 2 000 euros à titre de dommages et intérêts.
L’effet délétère sur le lien social d’un tel propos, quand il est tenu par un responsable de si haut niveau, justifie qu’il soit fait droit à une mesure de publication judiciaire dans les termes retenus au dispositif.
Voir aussi :
- Un large extrait de la décision (avec description de la scène et des propos incriminés)
- La version intégrale du jugement
- La version du jugement commentée par Maître Eolas
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L’ACTUALITE DU DROIT DE RESISTANCE A L’OPPRESSION
CYCLE DE CONFERENCES-DEBATS
La résistance à l’oppression est un droit naturel et imprescriptible de l’Homme, directement issu de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Sa signification juridique et sa portée politique définissent les contours d’une citoyenneté qui ne saurait se réduire au devoir d’obéissance à la Loi. Cette tension entre obéissance et résistance est inhérente à notre « animalité sociale » et les questions qu’elle recèle renvoient à la philosophie grecque comme aux révolutionnaires de 1789. La résistance à l’oppression est-elle pour autant un droit anachronique ?
L’OJIV propose d’apporter des éléments de réponse en organisant une série de débats sur des phénomènes en lien direct avec le droit de résistance à l’oppression.
Délit d'opinion, rencontre-débat le jeudi 17 décembre 2009 à 18 h 30 à la Faculté de droit de Paris
A l'heure où le droit pénal semble acquérir pour vocation l'incrimination des intentions – lois antiterroristes, proposition de loi incriminant la participation à un groupement de personnes – une menace pèse sur la liberté d'opinion. Proclamée par la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, la liberté d'opinion et son corollaire la liberté d'expression sont les modes élémentaires d'exercice du droit de résistance. La délimitation du débat public est un enjeu démocratique aujourd’hui confronté aux notamment aux discours et pratiques sécuritaires.
Délit de solidarité, rencontre du 24 septembre 2009
Le délit d'aide à l'entrée, à la circulation et au séjour d’un étranger en situation irrégulière a changé de figure. Initialement pensé pour lutter contre les réseaux structurels de l’immigration clandestine, les évolutions de l’arsenal législatif et son application consacrent un délit aux contours extensibles : la mise en garde à vue de gérants de foyers refusant de dénoncer des étrangers en situation irrégulière, comme celle de personnes leur portant secours et assistance soulèvent des interrogations quant à l'étendue du droit de résister à l’oppression.
Résistance nationale
Les conflits internationaux et les guerres civiles cristallisent la confrontation de deux figures mythiques et/ou fantasmagoriques : le « résistant » et le « terroriste ». La difficulté à les identifier invite à s'interroger, entre autres, sur la réalité du droit des peuples à disposer d'eux mêmes affirmé par la Charte des Nations Unies.
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aux actes des débats de l'OJIV