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Né le 6 juin 1968 à Paris, Richard Malka, est un avocat français, inscrit au barreau de Paris. Il est également romancier et scénariste de bandes dessinées.

Malka débute sa carrière dans le Droit en 1992, année de sa Prestation de serment d’avocat. Il a alors 23 ans et est spécialiste du Droit de la presse au sein de l’ancien cabinet de Georges Kiejman, ministre sous la présidence de François Mitterrand. Il y est notamment en charge du dossier de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, également lancé en 1992.

Durant sa carrière, Malka assurera la défense de nombreux journalistes, agences de presse et sociétés de productions audiovisuelles, dont le groupe radiophonique NRJ, ainsi que de grandes maisons d’édition comme Cherche midi, Grasset, et Fayard.

Avocat médiatique, il intervient sur de nombreux débats de société et politiques(2) sensibles, notamment sur le thème de la laïcité, et en défense de plusieurs personnalités publiques et du monde des affaires.

Longtemps proche du milieu de la bande-dessinée, Richard Malka se lance en 2004 dans la scénarisation de BD avec L’Ordre de Cicéron de Paul Gillon qui deviendra un grand classique du genre. Il publiera par la suite plus de vingt albums(3) et comptabilisera plusieurs centaines de milliers d’exemplaires vendus, dont des ouvrages politico-humoristiques, de science-fiction ainsi que des polars, fruit de collaborations artistiques riches et variées.

En 2018, il publie son premier roman de fiction : Tyrannie.

 

Tyrannie, un premier roman aux éditions Grasset

Aux portes de l’Occident, dans un pays de montagnes et de plaines arides, un dictateur opprime son peuple au nom de la transparence, de la pureté et d’une humanité bientôt régénérée. Dans l’Aztracie – du nom de son souverain -, l’opposition est barbelée, la sexualité contrôlée, la délation généralisée… Des esclaves croupissent dans les mines, les enfants ont le visage masqué et les citoyens récitent les lignes d’un livre à l’idéologie mortifère et venimeuse, inspirée par un pouvoir cruel, pervers et imprévisible. A l’extérieur de cette prison à ciel ouvert, la tyrannie aztride révulse autant qu’elle fascine, les opinions des démocraties qui ont perdu jusqu’au sens du tragique.

Au Palais de justice de Paris, devant la presse internationale, un célèbre pédiatre se lève : il s’appelle Oscar Rimah et est originaire de l’Aztracie. L’homme a fui la terreur de son pays où sa femme et ses enfants ont été massacrés. Il comparaît pour l’assassinat d’un diplomate de l’Ambassade d’Aztracie en France. Un crime qu’il revendique et qu’il tente de justifier.

Sera-t-il condamné pour ce crime de vengeance ? La justice innocentera-t-elle un meurtrier au nom de la démocratie ?

Pour défendre Oscar et tenter de réveiller les consciences : Raphaël Constant, jeune avocat secret, ambigu et sensuel, travaillé par la pureté. Face à lui, une procureur implacable, de faux témoins convaincants, une grande journaliste, des intellectuels justifiant l’injustifiable… Et Amalia, une jeune réfugiée politique aztride rencontrée la veille du procès avec laquelle Raphaël noue une passion trouble.

Dans ce procès du siècle, c’est notre temps qui se joue… Richard Malka nous emporte dans un roman vertigineux à la croisée de 1984 de George Orwell et Douze hommes en colère. Tyrannie conjugue savamment fiction politique, roman d’amour et thriller judiciaire dans une dystopie pas si lointaine… Bref, est un roman comme la scène littéraire française n’en a jamais connu.

Fiches du livre disponibles sur :

Tyrannie, une dystopie des temps modernes

Avec Tyrannie, Richard Malka se lance dans un exercice nouveau, celui du récit littéraire de fiction. Mais bien que ce premier roman soit une pure construction imaginaire, son univers, les problématiques qu’il soulève, et même ses personnages puisent leur inspiration dans le réel contemporain.

Malka reconnaît ainsi volontiers que le personnage principal – l’avocat Raphäel Constant – est inspiré de son créateur. « Évidemment, il y a de moi dans l’avocat qui est Raphaël Constant, explique-t-il au chroniqueur Jean-Mathieu Pernin sur la radio Franceinfo(1), mais il y a de moi dans tous les personnages de ce livre et comme tout romancier, on met de soi dans ces personnages. » L’avocat avoue même « avoir de la tendresse pour ceux-ci, ce qui (lui) a d’ailleurs posé un problème avec Isidor Aztri, le dictateur » comme l’indique à Pierre Maury du quotidien belge Le Soir(6).

Tyrannie, c’est surtout l’histoire d’un procès de 25 jours au retentissement mondial. En tant qu’avocat médiatique et habitué des affaires judiciaires médiatisées – l’affaire des caricatures de Mahomet de Charlie Hebdo, notamment – Malka explique ainsi, sur les ondes de France Inter(2) au micro de Patricia Martin avoir voulu « emmener l’auteur dans une salle d’audience, lui faire partager son intensité ». Le milieu judiciaire constitue d’ailleurs le fil conducteur du roman. Une atmosphère familière que l’auteur s’est évertué à dépeindre fidèlement dans son ouvrage. “Il y a 25 jours de procès, de rebondissements, de retournements, réitère-t-il sur le plateau de Quotidien(3) de Yann Barthès sur TMC. On est dans la tête des avocats, on décrypte leurs stratégies, leurs plaidoiries, le réquisitoire du procureur, des magistrats, des journalistes judiciaires…”

Au-delà de ses protagonistes et son cadre judiciaire, Tyrannie se veut un récit “d’anticipation” dans lequel l’écrivain “essaie d’imaginer quels seront la tyrannie et l’absolutisme de demain”, pour faire “réfléchir le lecteur sur quelques dangers de notre temps”, comme il l’explique à BFM TV(4). Richard Malka introduit même, par son roman, la notion de dystopie, “une contre-utopie” selon ses dires sur le plateau d’On n’est pas couché(5) de Laurent Ruquier sur France 2 : “Les sujets qu’on retrouve dans ce livre sont les religions, le dogmatisme politique, le communisme, c’est la complaisance qu’ont eu les intellectuels d’extrême-gauche avec le terrorisme.

 

Interviews

 

Premier roman, premier succès

Tyrannie reçoit un accueil critique très positif sur la scène littéraire française. Elisabeth Lévy fondatrice et directrice de la rédaction du Causeur parle ainsi, dans un article consacré à l’ouvrage(1), d’un “premier roman fort réussi” dépeignant “une France soumise au charme d’un totalitarisme à la morale puritaine”. La journaliste Valérie De Senneville décrit, dans les colonnes des Echos(2), un “roman haletant, où récit judiciaire et chronique de la folie et de l’amour se mêlent”, dans un “plaidoyer humaniste”. “Le lecteur est rapidement happé par les récits qui se croisent et s’entrecroisent jusqu’au dénouement”, ajoute-t-elle. Etienne de Monteny, dans sa chronique du Figaro Littéraire(3) qualifie, pour sa part, l’oeuvre de “coup de maître” soulignant “la maestria avec laquelle il (Richard Malka) a construit son récit. “On ouvre ce livre intrigué par son titre, on est ensuite décontenancé par sa conduite, avant d’être emporté par l’énergie qui s’en dégage”, poursuit-il, avant de conclure : “Les jurés (ceux de la scène littéraire) devraient lui décerner leurs félicitations.” L’écrivain et réalisateur français Yann Moix évoque dans l’émission de Laurent Ruquier On n’est pas couché sur France 2(4), “un livre complexe, intelligent et pervers”. Sur le blog culturel Unidivers(5), le journaliste et écrivain Christophe Maris conclut sa critique en qualifiant l’oeuvre de “coup de maître[…] terriblement visuel et musical”. Dans les colonnes de Marianne, la critique est sans équivoque : « Tyrannie met en garde autant qu’il tient en haleine. » Pour Le Point : “Le premier roman de l’avocat Richard Malka est une gifle d’audace et d’éloquence ; une hybridation textuelle inédite entre Orwell, Huxley, Grisham et Manara.”

Si Tyrannie a été reconnu par les critiques littéraires, il est à souligner qu’il s’agit-là du premier roman de Richard Malka. L’avocat s’est ainsi livré, pour ce récit, à un exercice inédit. Jusque-là avocat, essayiste – avec La gratuité, c’est le vol : 2015, la fin du droit d’auteur ?, édité par le Syndicat national de l’édition -, et scénariste de bandes dessinées, Malka devient ainsi, avec Tyrannie, écrivain qui plus est reconnu par la critique.

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